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2012 : odyssée de l’esbrouffe

Dimanche, novembre 22nd, 2009

salut et fraternité !

chacun d’entre nous a parfois ses petites faiblesses…ses petits vices…pour certains, c’est le football, pour d’autres le martini ;-) …quant à moi, je suis accro (mais pas trop hein faut pas non plus pousser godzilla dans l’aso) au blockbuster de science fiction crétin et pontifiant. en ce dimanche, je suis donc allé voir « 2012″ de roland emmerich…je sais je sais, vous me bénissez du sacrifice auquel je me suis astreint , 7 euros économisés en ces temps de crise, c’est toujours ça qu’hollywood ne vous volera pas.

bon, passons rapidement sur l’histoire : une série de dérèglements climatiques annoncent la fin du monde que les mayas avaient prévue bien avant les scientifiques. le calendrier maya est vite évacué par un scénario (enfin scénario…) dont la ténuité n’est pas sans évoquer la feuille de rizla + que je viens de garnir de bon tabac…les personnages blablatent comme il se doit comme dans tout bon  (?) film catastrophe, avant que le réal s’attèle à respecter (enfin) le cahier des charges. tout part d’amérique, bien sûr, de la côte ouest (clin d’oeil)…à vrai dire, il s’attarde peu sur la théorie de l’inversion des pôles, d’ailleurs on est pas la pour cela…on est là pour voir des tours s’effondrer, des raz de marées, des routes qui s’effondrent, la fin du monde quoi !

si côté catastrophes nous sommes servis, elles ne nous montrent jamais de morts, en fait, c’est du grand n’importe quoi, la terre s’ouvre en d’immenses failles desquelles une  famille héroïque et néanmoins décomposée (recomposée pour l’occas clin d’oeil) s’échappe à coup de limousine, de camping car, de petit avion, puis d’un gros navion (un antonov bourré de voitures de luxe (clin d’oeil). donc voilà, il n’y a plus rien à faire que fuir. mais vers où me direz-vous, bon, même si nvous ne me le demandez pas, je vous le dis…vers la chine ! où depuis 3 ans, se construisent d’immenses vaissaux spatiaux dans le plus grand secret, et ce au profit d’une oligarchie (clin d’oeil) de savants, mais aussi de riches clients à la sauvegarde de leur peau. car des scientifiques savaient ce qu’il allait advenir, suite à d’immenses explosions solaires survenues en 2009 et que j’ai omis de vous signaler…

succession des séquences grotesques, « grotesque »pas au premier sens du terme plutôt connoté positivement pour moi, c’est invraisemblable cette succession d’explosions, d’écroulements et autres cataclysmes marins. les personnages sont à l’avenant, john cusak est aussi crédible que dany glover en président noir (clin d’oeil) qui se sacrifiera (clin d’oeil) aux côtés du peuple américain, comme le premier ministre italien (?)…emmerich se complaît à détruire le vatican mais la mecque et à montrer des boudhistes stoïques dans l’épreuve…et à parsemer ça et là des scènes se voulant mélodramatiques (même pas drôles au second degré) jusqu’au final où l’on découvre que les fameux engins spatiaux ne sont en fait que des arches de noé fabriquées par des chinois besogneux (sic !) et chargées de sauver ce qui peut l’être (on voit des hélicos transporter girafe, éléphant en plein himalaya…car c’est ici que se joue la partie finale : passons sur les rebondissements, l’arche américaine (clin d’oeil) a été mal fermée (eh oui john cusak et sa famille n’étaient pas invités et ont voulu jouer les pique-assiette, salauds de pauvres !) et dérive dangereusement vers l’everest qui n’est plus le toît du monde, mais dont la masse risque d’anéantir l’arche des gentils…mais le héros va tout arranger…et tout est bien qui finit bien…

j’ai lu dans les « inrocks » qu’emmerich avait réalisé un film sympathique…ouais, ils écrivent même qu’il s’agit d’un authentique auteur taraudé par l’apocalypse…j’ai pas dû voir le même film. on peut jaser des heures sur hollywood et sa vision du monde, ce qui me saute aux yeux, c’est surtout l’absence totale d’inventivité scénaristique cachée derrière un vague propos même pas écologiquement correct…

bref, 2012 est une grosse merde (et oui j’ai été long pour une telle conclusion)…dont le succès est inquiétant…pour vous dire, par pur snobisme, je mets un point d’honneur à entrer dans une salle de cinéma au dernier moment, et là, je me suis retrouvé au premier rang…c’est encore plus laid !