sonics…boom

décembre 10th, 2009 by lamorille

la coopérative de mai est une salle de concert de clermont ferrand à la programmation plutôt sympatoche…quelle ne fût pas ma surprise quand je découvris qu’elle accueillait les sonics…le groupe garage des 60′s…mes skeuds tous rayés étaient les témoins de mes vélléités rock’n'rollesques d’imiter le groupe que je ne verrai jamais, celui qui de psycho ou have love willl travel avait fondé ma mythologie du rock ! et puis voilà, une salle archi-comble dans laquelle les générations se confondent, des papys (pas tous d’origine estampillés) au look improbable se (re)lancent dans leur jeunesse à coups de cris étouffés qui se font de plus en plus perçants…louie louie, strychnine, the witch, hymnes débiles et jouissifs…après ça, j’ai pris la route…propre sur moi, sans bière et sans clope…concerts propres désormais..et je me suis perdu sur de vagues routes auvergnates…j’étais heureux comme un gamin qui ne s’était pas fait arnaquer à un concert des rolling stones…
mais bon, j’ai vu les sonics.

blast

décembre 3rd, 2009 by lamorille

c’est un passage de quatrième de couv’
« je pèse lourd. des tonnes.alliage écœurant de lard et d’espoir défaits [...] parfois je vole ».
c’est la dernière bd de larcenet…un larcenet affranchi de ses habitudes (plutôt drôles ou amères) qui nous raconte l’histoire d’un lourdaud travaillé plus par son histoire que par les flics qui le questionnent à propos de…de…
c’est un livre magnifique (mais cher..dargaud rapace !)…je ne sais qu’en dire…pardon..

valse avec bachir…libanais raide

décembre 2nd, 2009 by lamorille

“valse avec bachir” est un film d’ari folman qui évoque la “première” guerre du liban à travers les témoignages d’anciens soldats de tsahal…tout commence par le cauchemar de boaz dans lequel 26 chiens zombies (eh oui !) viennent japper sous la fenêtre dudit boaz…20 ans plus tard…ancien soldat chargé de flinguer les chiens qui alertaient les villages de la venue de l’armée israëlienne…il ne voulait pas tirer sur les “gens”, donc il était chargé de tuer les chiens. boaz parle de ce douloureux rêve à son ami ari…qui avait “oublié” cette guerre, plus particulièrement les massacres de sabra et chatila.

dès lors, ari n’aura de cesse de redécouvrir cette blessure ancienne en allant chercher les témoignages de ceux qui ont vécu cette guerre…l’opération “paix en galilée” est disséquée par les souvenirs de ces ex-jeunes soldats. l’impression qu’il s’en dégage est le détachement de ces hommes partis guerroyer…l’un s’est oublié en hollande fumer joint sur joint, un autre évoque un camarade qui vit cette guerre comme s’il la voyait par le prisme d’un appareil photo, un troisième parle du sentiment d’abandon et de lâcheté pour s’en être sorti…et puis les évènements font corps, l’anecdote rejoint l’histoire…pour finir au massacre des camps de sabra et chatila…on aperçoit sharon et begin, on assiste à des scènes hallucinantes au cours desquelles le non sens de la guerre est éclatant…

film d’animation documentaire, mais pas seulement, “valse avec bachir” (référence à bachir gemayel) a d’abord été tourné en vidéo puis retravaillé en “animatique”, ce qui lui confère une beauté visuelle époustouflante de réalisme…mais aussi un onirisme magnifique lors des séquences “rêvées”…l’illustration musicale de chopin et des tubes de l’époque accompagne une oeuvre d’une mélancolie extrême….

je suis allé voir ce film avec des classes de garçons plutôt rustiques…ils ont été saisis par l’âpreté du propos même si la v.o. en hébreu sous titrée est un peu (pour ne pas dire très) difficile pour des habitués à la v.f….mais quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai voulu parler en cours des massacres plus récents, toute proportion gardée, au rwanda ou en ex-yougaslavie par exemple…leur ignorance des faits me semble inquiétante…

voilà, “valse avec bachir” est une expérience unique chers déconnologues, je vous exhorte à la tenter…

zombieland…un teen movie

novembre 29th, 2009 by lamorille

salut les vivants !

l’avantage d’habiter à côté d’un cinéma…c’est que l’on peut, sur un coup de tête, décider d’aller « se faire une toile » comme on dit chez les initiés…perso, mon dernier coup de tête m’a conduit vers un film au titre aussi avenant que saisissant, « zombieland », rebaptisé en vf « bienvenue à zombieland »…le syndrome des ch’tis a encore frappé…le film de ruben fleischer (ah richard fleischer…oups je m’égare) s’annonce plutôt fun…

le film de zombie est un genre en soi, enfin plutôt un sous-genre du cinéma d’horreur, qui me passionne depuis la découverte du « zombie » de george romero dans un cinéma rochefortais au début des années 80. selon moi, il se divise en deux parties : la grave, une parabole de la lutte des classes dans laquelle les morts vivants laissés pour compte dévorent les tenants d’un capitalisme mourant, la joyeuse, parodique, dont le meilleur exemple est l’excellent « shaun of the dead » à l’humour british totalement déjanté…bon, y’a aussi la troisième, l’exploitation à l’italienne, mais passons sur cette tendance plus mercantile qu’artistique…

bon, le film débute par un générique alléchant dans lequel des ralentis « savoureux » mettent en exergue des courses poursuite gagesques sur du metallica hyper-speed…décalage sympa (à noter que la bande annonce u.s. voile certains atouts mammaires d’une zombie effeuilleuse) et sur une voix off qui édicte les règles à respecter pour rester « en vie », celle du jeune héros, un accro aux jeux vidéo puceau désormais confronté à un monde apocalyptique pour de vrai.

zombieland est un pur teen movie qui s’adresse à un public bien circonscrit, c’est sa force et sa faiblesse…sa force parce qu’il est énergique, gore, (un peu) flippant…la scène où le jeune homme acceuille ce qu’il imagine être son premier flirt qui vire au cauchemar est bien foutue…sa faiblesse du fait de sa lourdeur pipi-caca…scènes d’attaque de zombie dans les chiottes…bof…et surtout, la traditionelle évocation de la famille que « j’avais sans l’avoir tout en l’ayant trouvé » propre au cinéma américain…un trou d’air au milieu du film.

mais bon, ne faisons pas la fine bouche, ça dégueule à souhait, les chairs sont meurtries, les corps éclatés…et on a un vrai bad boy avec l’acteur woody harrelson, une sorte de lemmy (pas nothor…motörhead) en beau et con cowboy…pour finir dans des scènes grand guignolesques dans un parc d’attraction…train fantôme, grand huit et tutti…bref un beau barnum de quelques millions de dollars pas si désagréable…

une chose m’a surpris…la jeunesse du public…la majorité avait moins de 16 ans, une petite minorité plus de 40 (que des mâles)…j’y ai même croisé un ancien élève…qui était décu par le manque de gore alors que j’avais trouvé ça plutôt trash…putain je m’fais vieux…

voili voilà…

mon conseil : pour flipper l’oeuvre de george romero dans son ensemble (c’est inégal mais toujours sincère) et pour rire « shawn of the dead » d’e. wright…

et je mange béoane….beeueuuuurkkkk

le vilain…pas beau

novembre 27th, 2009 by lamorille

en ces temps de frimas et de gravitude, je me suis dit… »tiens lamorille, si tu allais voir le film d’albert dupontel (le vilain)…certes ce n’est pas le plus grand cinéaste de tous les temps, mais un peu de déconnologie ne pourra nuire à ton teint de novembre »…j’ai un à priori plutôt favorable sur ses films, surtout le précédent « enfermés dehors »…c’est con, grotesque, caricatural, mais plein de bonhommie joyeuse…
bon, ça tombe bien, c’est tarif réduit en cette fin d’après-midi (la crise financière a atteint ma bourse)…je justifie le titre de ce billet aussi inutile que des feuilles mortes sur un trottoir (un clin d’oeil à cyp en coin)…ce film est très laid…visuellement parlant j’entends…à vrai dire, j’en ai un peu ras la corolle de l’esthétique jeunetiquement compatible, plein d’ocre, de marron, de brun qui se veut « old school » et tellement moderne à la fois…
pour ce qui est de l’histoire…une maman se fait visiter par son bandit de fils qu’elle n’a pas vu depuis 20 ans entreprend de le rendre gentil…manque de pot, il est irrémédiablement méchant…c’est ténu, mais cela aurait pu être l’occasion d’une comédie méchante et jouisive. las, une heure trente de scènes empilées comme une succession de gags pour le plus souvent pas drôles, hyper référencés…

bref j’ai failli m’assoupir…
dans ces cas là, à moins d’avoir abusé de substances psychotropes, je résiste en me disant… »lamorille, pense au dino risi, au terry gilliam, à l’alexander mackendrick que tu vas aller te coltiner pour mieux oublier ce nanar »…je sais, vous allez me prendre pour un psychotruc qui parle seul…et vous n’aurez pas tort…
bon, la prochaine fois, je vous parlerai d’un bon film…enfin, j’espère…étant donné que mes futurs programmes sont « bienvenue à zombieland » et « avatar »…
la bise et l’amitié à tous…
à tous non de non…
ps : j’ai découvert « valse avec bachir » lors de l’opération lycéens au cinéma…un choc sur lequel je reviendrai ! non mais !

2012 : odyssée de l’esbrouffe

novembre 22nd, 2009 by Φilippe

salut et fraternité !

chacun d’entre nous a parfois ses petites faiblesses…ses petits vices…pour certains, c’est le football, pour d’autres le martini ;-) …quant à moi, je suis accro (mais pas trop hein faut pas non plus pousser godzilla dans l’aso) au blockbuster de science fiction crétin et pontifiant. en ce dimanche, je suis donc allé voir « 2012″ de roland emmerich…je sais je sais, vous me bénissez du sacrifice auquel je me suis astreint , 7 euros économisés en ces temps de crise, c’est toujours ça qu’hollywood ne vous volera pas.

bon, passons rapidement sur l’histoire : une série de dérèglements climatiques annoncent la fin du monde que les mayas avaient prévue bien avant les scientifiques. le calendrier maya est vite évacué par un scénario (enfin scénario…) dont la ténuité n’est pas sans évoquer la feuille de rizla + que je viens de garnir de bon tabac…les personnages blablatent comme il se doit comme dans tout bon  (?) film catastrophe, avant que le réal s’attèle à respecter (enfin) le cahier des charges. tout part d’amérique, bien sûr, de la côte ouest (clin d’oeil)…à vrai dire, il s’attarde peu sur la théorie de l’inversion des pôles, d’ailleurs on est pas la pour cela…on est là pour voir des tours s’effondrer, des raz de marées, des routes qui s’effondrent, la fin du monde quoi !

si côté catastrophes nous sommes servis, elles ne nous montrent jamais de morts, en fait, c’est du grand n’importe quoi, la terre s’ouvre en d’immenses failles desquelles une  famille héroïque et néanmoins décomposée (recomposée pour l’occas clin d’oeil) s’échappe à coup de limousine, de camping car, de petit avion, puis d’un gros navion (un antonov bourré de voitures de luxe (clin d’oeil). donc voilà, il n’y a plus rien à faire que fuir. mais vers où me direz-vous, bon, même si nvous ne me le demandez pas, je vous le dis…vers la chine ! où depuis 3 ans, se construisent d’immenses vaissaux spatiaux dans le plus grand secret, et ce au profit d’une oligarchie (clin d’oeil) de savants, mais aussi de riches clients à la sauvegarde de leur peau. car des scientifiques savaient ce qu’il allait advenir, suite à d’immenses explosions solaires survenues en 2009 et que j’ai omis de vous signaler…

succession des séquences grotesques, « grotesque »pas au premier sens du terme plutôt connoté positivement pour moi, c’est invraisemblable cette succession d’explosions, d’écroulements et autres cataclysmes marins. les personnages sont à l’avenant, john cusak est aussi crédible que dany glover en président noir (clin d’oeil) qui se sacrifiera (clin d’oeil) aux côtés du peuple américain, comme le premier ministre italien (?)…emmerich se complaît à détruire le vatican mais la mecque et à montrer des boudhistes stoïques dans l’épreuve…et à parsemer ça et là des scènes se voulant mélodramatiques (même pas drôles au second degré) jusqu’au final où l’on découvre que les fameux engins spatiaux ne sont en fait que des arches de noé fabriquées par des chinois besogneux (sic !) et chargées de sauver ce qui peut l’être (on voit des hélicos transporter girafe, éléphant en plein himalaya…car c’est ici que se joue la partie finale : passons sur les rebondissements, l’arche américaine (clin d’oeil) a été mal fermée (eh oui john cusak et sa famille n’étaient pas invités et ont voulu jouer les pique-assiette, salauds de pauvres !) et dérive dangereusement vers l’everest qui n’est plus le toît du monde, mais dont la masse risque d’anéantir l’arche des gentils…mais le héros va tout arranger…et tout est bien qui finit bien…

j’ai lu dans les « inrocks » qu’emmerich avait réalisé un film sympathique…ouais, ils écrivent même qu’il s’agit d’un authentique auteur taraudé par l’apocalypse…j’ai pas dû voir le même film. on peut jaser des heures sur hollywood et sa vision du monde, ce qui me saute aux yeux, c’est surtout l’absence totale d’inventivité scénaristique cachée derrière un vague propos même pas écologiquement correct…

bref, 2012 est une grosse merde (et oui j’ai été long pour une telle conclusion)…dont le succès est inquiétant…pour vous dire, par pur snobisme, je mets un point d’honneur à entrer dans une salle de cinéma au dernier moment, et là, je me suis retrouvé au premier rang…c’est encore plus laid !

hi han

novembre 18th, 2009 by lamorille

bonsoir
comme tout bon prof, je me dois de me former…c’est donc dans un but purement pédagogique que je m’inscris depuis quelques années à l’opération « lycéens au cinéma » afin de mieux appréhender les outils audiovisuels en général et à faire découvrir un cinéma autre aux apprenants… bon je déconnologue, je me tape des séances de ciné gratos avec plein d’intervenants pontifiants sur d’improbables films…

mais hier et aujourd’hui, à l’occasion d’une journée de formation sur l’excellent film de bong joon-ho « the host (aka « gwoemul » qui signifie le monstre), j’ai découvert ce qu’était le han…enfin découvert, j’avais vaguement entendu parler de cet état d’esprit proche du spleen, mais je ne pouvais m’imaginais qu’il imprégnait tant une population au point d’en devenir un art de vivre…

bon d’ac, je suis un peu brouillon (comme d’hab me feront remarquer les fines plumes de hors-sujet), cependant, en me renseignant sur cette singulière corée, un pays qui n’en a jamais été un stricto-sensu, au travers de toutes les invasions subies et les acculturations voulues notamment par des japonais fâcheux, j’ai découvert via des oeuvres cinématographiques parfois improbables, souvent magnifiques une identité propre, pas de celle que certains qualifient de nationale, mais poétique et naïve avec un sens du grotesque (au sens premier) proprement jouissif et salement anti-psychanalytique…

the host relate l’histoire d’une famille confrontée à un monstre…un monstre à la fois agile et ballot issu d’une pollution dûe à la malveillance de l’occupation américaine en corée du sud. film surprenant, au rythme saccadé, aux personnages de losers rédhibitoires qui se retrouvent seuls à lutter contre une sorte d’alien pataud…je préfère m’arrêter là…

il faut découvrir « the host », c’est une injonction !

et le cinéma coréen non mais !

kids

novembre 16th, 2009 by lamorille

bonsoir !
à l’occasion d’un taf avec une classe en bac pro vente…je me suis coltiné le fameux twilight, le best seller des ados, ainsi que le film (numéro 1)…force est de constater que je suis décroché en « film de vampire », j’en étais resté à bela lugosi et à la hammer (le label english classieux)…
voilà t-y pas que le livre de genre et le film qui va avec (gros sous obligent) fait des ravages chez de jeunes lecteurs-spectateurs ! à brûle pourpoint je me dis que ce ne peut être négatif, de lire et d’aller communier au ciné…et puis, en fouillant un peu, il m’apparaît que le discours tenu dans ces oeuvres est nettement moins anodin qu’il n’y paraït…une sorte de prêt-à-penser assez cucul…dans lequel le héros est asexué, mièvre, profondément narcissique sous une grandiloquence universaliste…
et puis comme j’aime bien grattouiller là où ça purule, je me suis aperçu que si le discours lénifiant prenait chez nos jeunes, il existait un « underground »…aussi admis en matière de transgression (et de régression)…le « saw » et ses avatars…le genre de film qui torture à satiété…bon ok, vous me direz (hein, dites le moi siouplait) que ça a toujours existé, la transgressivité et tout et tout…vrai…cependant, il s’agit là d’une agressivité propre et salace à la fois, commerciale, cadrée…et puis baste, je me suis intéressé à la « nouvelle école française » du film d’horreur puisque les kids en sont fans, les « vinyan », « martyrs » et autres « à l’intérieur »….c’est malsain, pas fun pour un kopek, voire prétentieux… qu’en pensez-vous ?
allez les vieux ! au gaz !

sam raimi et tex avery

novembre 3rd, 2009 by lamorille

à l’occasion de la sortie prochaine en dvd du film de sam raimi « jusqu’en enfer », je me fends d’un petit billet pour affirmer à grand bruit de tronçonneuse tout le bien que je pense d’un américain…sam raimi. il est l’illustre auteur de trois « evil dead » que les fanas de vhs des 80′s se doivent de vénérer, mais il est aussi et surtout un indigne descendant du grand tex avery…
je m’explique : « jusqu’en enfer » est un film bourré de gags et rythmé comme un cartoon du grand tex, les bastons s’enchaînent à un tempo grand-guignolesque, les personnages sont caricaturaux à souhait, les effets spéciaux ne sont pas spécieux et fonctionnent d’autant mieux qu’ils font mouche sans artifice scénaristique… perso, j’y ai retrouvé mes joies d’enfant à suivre le « screwball squirrell » et mes terreurs rédhibitoires du fantôme caché derrière la porte, sous le lit ou dans ma tête…
..en fait tout le contraire d’un peter jackson qui débuta avec le même registre (quoique plus parodique) et qui nous pond désormais des merdes sentencieuses…l’est pas devenu producteur pour rien…
à lire: tex avery par l’excellent patrick brion (le monsieur du cinéma de minuit) aux éditions du chêne…et le « sam raimi » un hors série de mad movies…
les bisouilles à tous…

spéléologiquement vôtre

octobre 14th, 2009 by lamorille

je suis d’humeur spéléologique depuis quelque temps…ma lampe frontale me guide à travers les boyaux rétrécis ainsi que les grottes mystérieuses et humides… expédition en « zona incognita », où je me laisse guider dans les « corridors des os longs » par la poésie d’Henri Michaux. De fait, j’aboutis chez Antonin Artaud…logique…imparable et nécessaire. De tous ses textes, l’un des plus connu, « La recherche de la fécalité » (in « Pour en finir avec le jugement de Dieu), parce que cru et vénéneux, me revient à l’esprit…
Je le lis, « Là où ça sent la merde ça sent l’être. L’homme aurait très bien pu ne pas chier, ne pas ouvrir la poche anale, mais il a choisi de chier comme il aurait choisi de vivre au lieu de consentir à vivre mort. » Ainsi commence ce texte assez court que je vous conseille…d’écouter ! version Artaud en 1948, c’est une expérience assez spéciale…et un peu déconnologique (enfin selon moi), un maelström sonore. Pas étonnant qu’il fut censuré, car il faisait partie d’une série d’émissions radio enregistrées (!). Il ne réapparut sous une forme non expurgée que dans les années 70, il me semble.
Voili voilà. En lien, car il convient toujours d’ouvrir les champs du possible comme on dit en gogolénie, je vous conseille un excellent film de « grotte » (un sous-genre encore peu exploité…mais un filon en devenir peut-être) « The descent » de Neil Marshall…